Compte rendu du rassemblement à Cherbourg du 19 au 21 juin 2015

Par Jean-Jacques Dujardin
Après plus de 6 mois de préparation, Lionel et Jean-Michel peuvent être satisfaits de leur travail car, comme vous allez le lire, ces trois jours furent particulièrement bien remplis avec, «cerise sur le gâteau», un très beau temps.
Tout commença une journée plus tôt, le jeudi 18 entre 16h et 17h sur le parking du cercle Chantereyne de la base Navale, lieu qui avait été fixé pour le rendez-vous des participants.
Nous sommes reçus fort aimablement par le responsable des lieux, le MP Duchatel, qui nous donne toutes les instructions nécessaires pour que nous passions un bon séjour au cercle. Après avoir pris possession de nos chambres, propres et spacieuses, ce furent les très agréables retrouvailles où nous pûmes échanger nos derniers potins, et il y en avait !
Rien n’ayant été programmé pour le dîner du jeudi soir, nous partons ensemble vadrouiller en ville comme nous le faisions durant nos escales et, devant l’importance de notre groupe, nous devons nous séparer pour aller dans deux restaurants voisins. Une ambiance joyeuse nous permit de passer une bonne soirée avant de rejoindre nos couches car le lendemain, le «chef» avait fixé le branle-bas de combat à 6h30 pour un départ à 7h30.
Vendredi 19 juin
Après un copieux petit-déjeuner, nous nous retrouvons à 7h30 sur le parking du cercle pour attendre le car qui doit nous emmener à la base Navale. Les minutes passent mais le car ne vient pas. Lionel, inquiet par ce contretemps, prend les choses en mains et apprend que les ordres donnés au chauffeur ne correspondent pas à ce qui avait été prévu. Heureusement, sans trop de difficultés, tout finit par se régler et c’est avec 45 minutes de retard que nous arrivons à la porte Saline où nous sommes accueillis par la PM Becquerelle. Après les inévitables contrôles, nous sommes dirigés vers une salle de conférence du groupe images où le CV Demez nous attend pour une intéressante conférence sur le rôle du PREMAR et l’action de l’état en mer.


Le PREMAR
La PREfecture MARtime de Cherbourg est une autorité militaire représentant l’état. Son secteur d’autorité s’étend de la baie du Mont-Saint-Michel jusqu’à la frontière belge, soit au total la bagatelle de 870 km de côtes. La préfecture est actuellement dirigée par un préfet maritime, aujourd’hui le vice amiral d’escadre Emmanuel Carlier.
La création d’une première autorité militaire à Cherbourg date de la nomination, le 2 décembre 1783, d’Antoine Deshayes comme commissaire ordinaire des ports, en poste à Cherbourg. Aujourd’hui cette zone est la deuxième au monde pour le trafic maritime, ce qui représente 25% du trafic mondial, soit l’équivalent à 400/500 bâtiments jour (sauf pêche).
En ce qui concerne l’activité des ports, nous apprenons que Calais est le premier port de passagers d’Europe, que Boulogne est le premier de débarque pour la pêche et que Dunkerque va devenir le premier port méthanier de France. On ne peut oublier Le Havre, premier port pour les conteneurs et hydrocarbures et Rouen premier port céréalier de France.
Le préfet maritime travaille avec les préfets régionaux et ses fonctions sont multiples. Il anime et coordonne les différents moyens administratifs des douanes, de la Marine Nationale, de la gendarmerie Nationale, des affaires maritimes, des SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer), des sémaphores, du CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage), des RIAS (Remorqueurs d’Intervention d’Assistance et de Sauvegarde)…
En 2014 il y a eu 1047 opérations de sauvetage, soit 5266 personnes assistées dont 3177 passagers d’un navire de croisière.
A cela on ne peut oublier la surveillance des pollutions, les déminages et la police des pêches.
Ce dispositif de protection dispose d’un effectif d’environ 250 personnes en permanence 24h/24h.
Après l’intéressant exposé du CV Demez, notre groupe est divisé en deux, l’un se dirigeant vers le centre du GPD (Groupe Plongeurs Démineurs) et l’autre sur l’Abeille Liberté (RIAS).
Groupe Plongeurs Démineurs

L’intervention est admirablement dirigée par le SM Finel, un homme longiligne passionné par son métier. Les missions de ce groupe peuvent se résumer ainsi:
– Rechercher et localiser des mines ou engins explosifs immergés ou dissimulés sous le sol.
– Identifier, neutraliser ou faire exploser dans un périmètre de sécurité les engins trouvés.
– Déblayer les obstructions sous-marines
– Effectuer les travaux sous-marins divers
– Participer à des actions de service public en cas de naufrage ou d’accident maritime.
Le GDP Manche est entraîné pour intervenir sur les munitions spéciales et dans la lutte contre le terrorisme maritime.
Après l’inventaire des actions du groupe, nous allons visiter un «musée» intérieur et extérieur où sont exposés différents types d’engins explosifs. Le nombre est impressionnant et, avec les explications du SM Finel, nous prenons réellement conscience du dangereux métier que ces hommes exercent. Bien évidemment le danger vient du déminage par lui-même mais il vient aussi des risques liés à la plongée qui peut les faire descendre jusqu’à 80 mètres de profondeur. Seuls le sérieux, le professionnalisme, le respect des règles et l’entraînement permettent de mener à bien les missions quasi quotidiennes qui sont demandées.

La visite se termine par une montée à bord de la vedette Acanthe (Y798). Cette vedette d’intervention pour plongeurs démineurs est opérationnelle avec 4 hommes et peut embarquer douze plongeurs. Elle possède un caisson de décompression biplace (un plongeur accidenté et un surveillant) heureusement peu utilisé, mais indispensable dans le cas d’un incident de plongée.

Toutes les plongées sont à risque et peuvent donc générer un problème. Le délai d’intervention est très court puisque, entre l’incident et la mise dans le caisson, il ne peut guère se passer plus de 3 minutes. C’est aussi pourquoi les plongeurs ne sont jamais seuls mais plongent en binôme.
L’Abeille Liberté

A peine avons nous terminé de visiter le groupe des sauveteurs démineurs que nous montons à bord de l’Abeille Liberté dont le commandant est monsieur Le Bihan. Ce navire est un impressionnant remorqueur d‘intervention pour l’assistance et le sauvetage (RIAS). La première remarque est la propreté du navire tant extérieure qu’intérieure. Tout brille, des blocs moteurs aux parquets des locaux. Le navire est une belle et haute bête de mer qui appartient à l’armement des Abeilles international (LAI). La coque a été construite à Nyklebust au nord-ouest d’Oslo et le navire lancé en octobre 2005. Son port de base est Cherbourg. Ce navire de 80 m de long pour 16,5 m de large a un déplacement de 3200 tonnes et de 4000 tonnes en pleine charge; il peut atteindre la vitesse de 19,5 noeuds.

Il possède 4 moteurs diesel Mak8 M32C et 2 hélices en tuyères Kort pour une puissance de 21740 Ch. Son autonomie peut atteindre 45 jours. Le câble de remorque a une longueur 1800 mètres et le navire est équipé de 3 canons à eau et 1 canon à mousse. Il y a 2 équipages de 13 marins et officiers qui se relaient tous les mois.

Maintenu en situation d’alerte, ce navire est capable d’appareiller en 40 minutes (le plus souvent en moins de 30 minutes) sur ordre du préfet maritime dès qu’une menace se présente ou en cas de doutes sur la situation d’un navire en mer.
Il est déjà midi quand le groupe des «pèlerins» reconstitué monte dans le car pour prendre la direction du cercle Chantereyne où un solide déjeuner attend les anciens. Ce que nous avons vu durant cette matinée suffit à alimenter les discussions. Rien que pour cette matinée, cela valait le coup de venir à Cherbourg.
Le BAN Maupertus
Il est 13h45 quand, parfaitement restaurés, nous remontons dans le car pour prendre la direction de Maupertus afin de visiter le détachement 32F. Plantée en pleine campagne, à l’est de Cherbourg et mitoyenne du petit aéroport, la base s’offre un vaste espace. Sur place, nous sommes fort bien accueillis par le LV Floch accompagné par le MP Delaveau, hélitreuilliste. Tous deux vont nous expliquer le rôle de cette base qui possède un hélicoptère EC 225 construit par Airbus Hélicoptère.

Cet imposant appareil a une masse à vide de 5,6 t pour une hauteur de 4,6 m et une longueur de 19,5 m. il possède un rotor à 5 pales équipé de 2 turbomoteurs Makila 2A d’une puissance de 2450 Ch chacun et d’une régulation totalement électronique. Son système de pilotage automatique permet une mise en stationnaire de jour comme de nuit. Sa vitesse de croisière est de 275 km/h mais il peut atteindre 324 km/h. Ses capacités sont importantes car il peut voler plus de 4 heures et parcourir 930 km et transporter 16 personnes assises ou 6 civières et 4 personnes.
Nous avons tout loisir de visiter cet engin avec démonstration au sol d’un hélitreuillage et de la manière dont on utilise le brancard.

La Cité de la mer

Après cette passionnante visite, nous prenons la direction de l’inévitable Cité de la mer où chacun pourra parcourir les salles d’exposition à sa guise. Il y a de quoi faire avec les aquariums, l’expo permanente sur le Titanic, la grande galerie des engins amphibies sans oublier le sous-marin «Redoutable».
Après une journée aussi copieuse, il n’y avait rien de mieux à faire que de la terminer par un menu spécial pris au restaurant de la Cité de la mer. Je vous en reparlerai plus loin.
Événement non programmée : Ne bougez pas, j’arrive !
Il est donc 22h45 quand nous quittons le restaurant, satisfaits et rassasiés. A 23h00 tout le monde est au cercle pour un repos bien mérité…quoique!
A l’accueil, notre président Lionel échange quelques derniers mots avec son ami Maurice Cabaret tandis que sa femme Lotti regagne leur chambre. Quelques instants plus tard, trois anciens rentrent à leur tour et s’apprêtent à prendre l’ascenseur pour monter au deuxième étage, il est vrai que la journée a été longue et que la fatigue se ressent. Il y a l’imposant Raymond Wellebrouck, le ventru Hervé Le Scouarnec et le plus léger Jean-Marc Pelloux. La porte de l’ascenseur s’ouvre et Lionel profite de l’occasion pour bénéficier du transport. La petite bande part pour une courte montée de deux étages. Sauf que, après avoir passé le premier étage, l’ascenseur, s’apercevant certainement que la charge ne correspond pas à ce qu’il porte habituellement, décide de stopper. Voilà nos quatre amis, serrés comme des sardines, immobilisés entre le premier et le deuxième étage. Pas de panique, il y a un bouton «Alarme», il n’y a qu’à appuyer dessus, ce que fait Lionel. C’est un employé de la société Otis, en charge de l’entretien, qui répond et informe nos prisonniers qu’il ne peut venir avant 30 minutes. Vous l’aurez compris, chers lecteurs, ce n’est pas un ascenseur en panne qui va paniquer nos valeureux anciens marins, ils en ont vu d’autres ! Alors, ils attendent, s’amusent de la situation mais, très vite, la chaleur monte dans cette cabine étroite où personne ne peut bouger. Lionel, le seul qui peut encore bouger un peu, retire son pull. Plus utilement, il sort son téléphone et appelle la personne de la réception qui répond : «Ne bougez pas, j’arrive».
Comme de fait, le réceptionniste coupe l’alimentation électrique et arrive à débrayer le système de fermeture de la porte. Très vite, nos aventuriers aperçoivent derrière la porte un rayon de lumière provenant d’une lampe torche juste avant que la porte ne s’ouvre, leur offrant un réconfortant bol d’air frais. Le problème n’est pas pour autant réglé car l’ascenseur se trouve à environ 40 cm du deuxième étage et il n’est pas question que nos anciens jouent les contorsionnistes. D’ailleurs, la personne de la réception, ayant bien imaginé que nos quatre chenapans refuseraient de faire le moindre effort, avait pris l’initiative de prévenir les marins pompiers de l’incident. Il y a déjà plus de 30 minutes que les amis sont prisonniers et ils trouvent normal de faire appel aux marins pompiers pour les sortir de là. Après tout, ne sommes-nous pas dans un centre haut de gamme de dispositif de sauvetage ? Arrivés sur place, les pompiers les informent qu’ils vont devoir se serrer davantage afin de remonter la cabine à la manivelle et sans risque. Après avoir vu leur cabine s’élever tranquillement, nos héros d’un soir, le front couvert de sueur, sont libérés et arrivent à bon port au deuxième étage du cercle Chantereyne. Pendant les 45 minutes qu’a duré cette «aventure» Lotti, la femme de Lionel, attendait sagement son mari qu’elle croyait toujours en bavardage avec Maurice, elle le connaît : c’est qu’il en a du bagout, le Lionel !
Cette mésaventure est restée méconnue de tous jusqu’au petit déjeuner du matin où, bien évidemment, l’affaire fut révélée et fit commencer la journée sur une note de plaisanterie.
Samedi 20 juin
Après une matinée studieuse pour notre AG dont le contenu a été largement commenté dans la précédente Jeannelettre, il est 12h00 quand nous retournons déjeuner au restaurant de la Cité de la mer.
Le sémaphore de Barfleur

Dès 13h45 nous quittons le restaurant et grimpons dans notre car qui, par une route agréable, va nous emmener jusqu’au sémaphore de Barfleur. L’arrêt se fait en face du phare de Gatteville, le deuxième plus haut d’Europe avec ses 75 mètres de haut et ses 365 marches à gravir.
Au sémaphore, nous sommes accueillis par le MP Ledanois qui, après le contrôle des présents, divise le groupe en deux et nous met entre les mains de la maître guetteur Foncoin. Passionnée par son travail et le poids de ses responsabilités, elle anime son exposé avec force et conviction, c’est un vrai plaisir.
Ce terme de sémaphore, apparu en 1812, signifie «qui porte des signaux». Il désignait à l’origine l’appareil muni de bras articulés au moyen desquels on communiquait avec les navires. Aujourd’hui le sémaphore est un endroit où les guetteurs sémaphoristes surveillent la navigation, visuellement et par radar, depuis un poste d’observation appelé «chambre de veille».
Le premier sémaphore de Barfleur est installé dans le phare construit en 1774. En 1834 un second phare est construit et l’ancien phare deviendra sémaphore en 1861. En 2001 une nouvelle chambre de veille est construite. Dans cette chambre d’où la vue panoramique semble sans fin, il y a neuf guetteurs qui se relayent jour et nuit toute l’année pour assurer la surveillance des côtes et de la circulation maritime au Nord Est du Cotentin.
Il y a 14 sémaphores de la Marine nationale en Manche et mer du Nord. Ils sont répartis sur l’ensemble du littoral, du Mont-Saint-Michel à la frontière belge. Les sémaphoristes peuvent déclencher des opérations de secours aux personnes ou d’assistance aux navires en difficultés puis participer à leur suivi.
Après cette passionnante visite, les plus courageux grimpent au sommet du phare tandis que les autres se contentent de prendre des photos. Il faut dire que le paysage vaut le coup d’oeil.
Après un arrêt salutaire pour un rafraîchissement pris sur les quais du port de Barfleur, nous regagnons Cherbourg par l’agréable et tortueuse route du bord de mer.
Après une vivifiante toilette, nous partons pour notre restaurant de la Cité de la mer où nous attend un menu spécial.
Dimanche 21 juin
Etant sur les bords des côtes normandes, nous ne pouvions pas éviter de visiter les historiques et larges plages d’Utah-Beach et le musée Airborne à Sainte-Mère-Église.
Nous quittons Cherbourg vers 8h30 pour une heure de route sous un ciel bleu azur. Les paysages normands avec leurs verdoyantes prairies occupées par les habituels bovins occupent agréablement le voyage.
Utah Beach
A l’arrivée sur le site, la végétation, les dunes et les monuments divers montent la garde. Dans le hall du musée, la guide nous attend pour nous mettre sans attendre dans le contexte de l’année 1944. Nous partons fouler le sable chaud malgré un vent frais. Le spectacle qui s’offre à nous est étonnant tant la plage est large et longue, c’est grandiose. La guide, mademoiselle Marie Hoguet, nous explique les grandes lignes de la préparation de la défense de la plage et notamment le rôle joué par le lieutenant allemand Arthur Jahne qui, assisté de 75 soldats biélorusses, travaillera sans relâche à la mise en place de défense de la plage car le maréchal Rommel était convaincu qu’un débarquement pouvait avoir lieu dans cette région. Notre promenade sablonneuse nous permet de découvrir des monuments divers à la mémoire des différents corps ayant participé au débarquement (pionniers, fantassins etc.) Un des monuments porte le nom des bâtiments de la Marine ainsi que celui des barges de débarquement. Pour certains d’entre nous, les évocations historiques font revenir à la surface les souvenirs des livres et films lus et vus sur cette dure période de l’histoire de la France.
Après la visite extérieure, c’est le tour de celle du musée de 3000 m², remis à neuf et construit sur un bunker allemand, ce qui offre une large vue sur la plage d’Utah Beach. Notre guide, intarissable, évoque notamment la tragique histoire du pilote américain du bombardier B26, David Duwharst qui fut tué accidentellement par un chauffard en 1948. Ses deux filles ne l’ont pas connu et, en 2007, lors d’une visite de l’ancien musée, elles découvrirent la photographie de leur père dans une vitrine. Ce fut un choc émotionnel si fort qu’elles décidèrent d’aider au financement de la construction du futur musée. Une maquette du B26, prêtée par le musée aéronautique du Bourget, est exposée dans le nouveau hall.

Il est déjà 12h30 quand nous quittons le musée pour rejoindre le restaurant, «Le Roosevelt», dont les murs intérieurs sont tapissés de journaux d’époque alors que sur des étagères trônent des caisses de ravitaillement, des boîtes de cartouches, des rations, le tout entouré par des mannequins habillés dans des tenues militaires. Le déjeuner se déroule dans la bonne humeur et il est 14h00 quand nous prenons la route pour rejoindre un autre lieu historique : Sainte-Mère-Eglise
Le musée Airborne
En cours de route, le chauffeur de notre car s’arrête afin de nous faire découvrir le monument édifié à la gloire de la 2ème division blindée du maréchal Leclerc qui a débarqué à Utah Beach le 1er août 1944.
A Sainte-Mère, nous prenons notre temps pour parcourir cette petite commune de 1700 habitants, l’une des premières de France à avoir été libérée le 6 juin 1944. Nous sommes étonnés par le nombre de touristes présents. Personne ne peut échapper au mannequin du parachutiste américain, John Steele, de la 82ème division aéroportée qui a été emporté par son parachute sur le clocher de l’église où il est resté accroché 2 heures pendant que les combats faisaient rage en dessous de lui.
Au musée Airborne dont le parterre d’entrée est occupé par un tank Sherman, nous sommes accueillis par monsieur Eric Balloc, assistant de conservation. Les passionnants commentaires de notre guide nous accompagnent dans la visite des différentes salles. Dans l’une d’elles, nous pouvons admirer la réplique en taille réelle d’un planeur ayant servi à amener les troupes et le matériel sur les lieux désignés. Dans un nouvel espace baptisé «opération Neptune», en référence au nom de code donné par les Alliés à la première phase du débarquement, on trouve tout ce qui a un rapport avec les troupes aéroportées des 82 et 101 èmes compagnies. Plus loin, nous pouvons embarquer à bord d’un avion C47, reconstitué grandeur nature afin de mieux ressentir ce qu’ont vécu les parachutistes alliés avant leur saut. Tout y est, la carlingue bouge, les bruits des moteurs retentissent et les tirs venant du sol sont entendus.
Durant deux heures notre guide, dont les commentaires sont bus avec délectation, rendra cette visite historique exceptionnelle. L’intérêt sera tel que nous sortirons les derniers de ce musée.
Nous reprenons place dans notre car pour un retour au cercle Chantereyne.
Gastronomie
Durant ce séjour, la bonne gastronomie nous accompagna et notamment lors des dîners des vendredi 19 juin et samedi 20 juin. Pour le vendredi, Lionel avait demandé le même dernier menu servi en première classe le 14 avril 1912 à bord du Titanic. Pour le samedi, il avait choisi un menu servi à la table du commandant de la Jeanne durant l’une de ses campagnes. Monsieur Folleau, le gérant du restaurant de la Cité de la mer, ayant accepté de faire une exception aux menus habituellement proposés, fit tout pour nous satisfaire. Nous le remercions car nous nous sommes régalés dans la joie et la bonne humeur. Etant donné que les images sont parfois plus explicites que les longs discours, je vous laisse juges.


User comments
Le retour marque officiellement la fin de notre rassemblement mais, les participants ayant gardé leur chambre au cercle, tous ne repartiront que le lendemain matin.
Les «au revoir» se font donc lors du petit-déjeuner du lundi et nous espérons tous que de telles journées puissent se renouveler le plus souvent possible.
Bilan.
Ces trois jours furent intenses tant sur le plan des découvertes, des rencontres, de l’accueil que de la gastronomie. Tous les marins, de tous niveaux, qui nous ont reçus ont été à la hauteur de leur tâche de guide et heureux de nous recevoir, cela se voyait et certains nous l’ont même dit car ils sentaient qu’il y avait au fond de nous un attachement particulier à la Marine et un respect pour leur métier. Nous tenons à remercier chaleureusement le Capitaine de Vaisseau Demez sans qui rien n’aurait été possible.
A la prochaine, certainement à Rochefort.
