Pèlerinage 2013 Toulon

Pélerinages

Le « Pèlerinage à Toulon » tant attendu s’est déroulé du vendredi 27 septembre au lundi 30 septembre 2013. Vingt-cinq adhérents étaient présents : Yves et Yvonne Buon – Jean-Marie Burgun – Maurice Cabaret – Nicole Capoulade – Dominique Chiappini – Erik et Dominique Colmont – Jean et Nicole Galliou – Yves et Liliane Lanéry – Olivier Méheux – Michel Menguy – Guy Mikailoff (qui nous a rejoints le dimanche 29 septembre) – Jean-Marc Pelloux – Pierrette Ruthon – Pierre et Christine Trotte – Jean-Michel et Rosine Viviani – Jean-Claude et Annie Wanté – Lionel et Lotti Fromage – Raymond Wellebrouck.

Vendredi 27 septembre 2013

L’arrivée à Toulon se fit sous une chaleur accablante. Dès les premiers pas en ville, nous remarquons un grand changement pour nous qui avons connu cette cité lors de nos affectations respectives.

Notre hébergement se situe 3 rue Mirabeau (proche de la gare) à l’annexe du Cercle Naval.

L’accueil par le personnel est agréable et les prestations de service sont excellentes.

Après un petit « ravalement de façade », nous nous retrouvons aux alentours de 19 heures pour une investigation gourmande en ville. Nous déambulons dans les artères toulonnaises qui grouillent de monde notamment dans les rues piétonnes. Les silhouettes des bâtiments de marine apparaissent dans cette nuit étoilée, le long du quai Cronstadt et du quai de la Sinse. Quelques illuminations volent au vent le long des mâts. On peut apercevoir La Recouvrance, l’Atyla, le Johanna, le Lucretia, l’Adornate et le Patriac’h. Nous trouvons difficilement un lieu de restauration. En ces jours de fêtes toulonnaises, les places sont chères. C’est le restaurant « A La Tulipe Noire » qui nous reçoit. Nous sommes seize à table et, cerise sur le gâteau, nous avons vue sur une partie de la rade.

Après avoir fait bombance, nos adhérents remontent tranquillement vers leur lieu d’hébergement, tout en passant près des quartiers historiques, comme « Chicago » un quartier qui a, lui aussi, bien changé.

Samedi 28 septembre

Après une bonne nuit de récupération, nous sommes disponibles pour une visite d’un bâtiment de la Marine Nationale grâce à la collaboration du bureau de visites des associations de la Préfecture Maritime de Toulon (Major Boudvin).

Le navire désigné est le Dupleix, une frégate anti-sous-marine de type Georges Leygues, amarré au quai Milhaud 1. A l’heure convenue, nous nous présentons à l’arsenal, porte Malbousquet. Après l’inévitable contrôle des papiers et le pointage en règle, nous prenons la direction du quai d’amarrage. En arrivant au bord de mer, nous apercevons à tribord, le BPC Dixmude ainsi que le PAN Charles de Gaulle. Devant nous, la frégate (non détectable) Forbin nous fait un clin d’œil !!! Puis nous continuons notre marche vers la frégate Dupleix où nous sommes attendus. Nous sommes accueillis par l’enseigne de vaisseau de 1 ère classe Chaperon, chef du secteur MOLSM. Après les salutations respectives, nous montons à bord puis nous sommes répartis en deux groupes, un sous la houlette de l’enseigne de vaisseau Chaperon et l’autre sous celle du second maître SIC Toupet.

Cette frégate est commandée par le capitaine de vaisseau Laurent Prost. L’équipage se compose de 235 marins dont 22 officiers, 150 officiers mariniers et 63 quartiers-maîtres et matelots. Ce bâtiment a participé à de nombreuses opérations dans des régions de crise, notamment en océan Indien fin 2010 et, plus récemment, dans le golfe de Syrte au large de la Libye.

Cette visite, nostalgique pour certains, fut une découverte pour les autres (coursives, passerelle, PC Sécu, plage AV, plage AR etc.). Avec le temps, l’évolution des techniques et des matériels a fait son chemin mais il reste cette odeur « marine » bien vivante et toujours présente dans nos esprits. Deux heures plus tard, nous quittons le bord, enchantés des excellentes explications, non sans avoir, en guise d’adieu, réalisé la photo de famille qui s’imposait.

Après cette matinée bien remplie, nous reprenons le chemin pour d’autres aventures.

Le programme de l’après-midi fut modifié un jour avant notre départ. Nous devions visiter le RHM Abeille-Flandres mais, pour des raisons opérationnelles, la visite fut annulée. Nous avons donc quartier libre pour faire la visite des voiliers, ou d’autres activités.

Nicole Capoulade et Dominique Chiappini partent en éclaireurs pour tenter de visiter l’admirable voilier qu’est l’Amerigo Vespucci. L’affaire est conclue sans mal et nous partons à la conquête de ce noble vaisseau.

C’est à huit que nous montons à bord. Nous sommes accueillis par le second du voilier qui entame la visite, sauf sur le secteur du gaillard arrière car le commandant reçoit Patrick Poivre d’Arvor et d’autres invités de marque. Dommage. Ce navire, un joyau italien, est un trois mâts carré de 101 mètres de long ayant un tirant d’eau de 7,30 m. Il fut lancé en 1931. A bord tout n’est que propreté, netteté, aussi bien du pont, que des cuivres, des escaliers en bois, des cordages, c’est surprenant. Après avoir suivi le chemin de visite, nous quittons le navire et nous retrouvons la foule.

Après un moment de détente pour reposer nos pieds endoloris, nous retournons sur les quais car une visite de la rade militaire et des voiliers est programmée pour 17h00.

C’est la société « les bateliers de la rade » qui nous accueille sur la vedette Poséidon.

La plupart de nos compagnons sont là. Un petit vent se fait sentir lors de l’appareillage pour une visite commentée. Le haut parleur crachote : « A bâbord, vous pouvez voir l’Akela – le Bodrum – le Miles to go… A tribord vous apercevez le Vityaz, le JLD’A… « . Le Poséidon passe à côté des grands voiliers tel le Mir, le Kruzenshtern, le Gulden Leeuw, le Santa Maria ou encore le Manuela. Nous partons ensuite vers la rade militaire où nous voyons nos bâtiments « gris coque » et leur identification en noir. On distingue le Dixmude, le Charles de Gaulle et, au loin, la silhouette d’un sous-marin qui se détache. Nous continuons notre navigation en passant devant le cimetière de nos bâtiments retraités de longue date tels l’Ouragan, l’Orage ou encore le Jules Verne. Le vent s’est levé et un léger roulis se rappelle à notre bon souvenir. Les chantiers de La Seyne sont en vue et nous admirons à quai un paquebot du type Costa Croisières Le Royal Princess. Notre vedette continue son trajet touristique vers Saint-Mandrier, la Base aéronavale puis nous entamons notre retour, non sans admirer les

hauteurs de Toulon et les nombreux voiliers, l’Amerigo Vespucci, le Far Barcelona ou encore le Ciutat de Badalona.

Dimanche 29 septembre 2013

Une journée « déjeuner/cabaret » au domaine « Le Billardier » est prévue à Tourves dans l’arrière-pays. Dès 9h00 un car nous attend. Nous quittons Toulon sous un temps lourd, voire menaçant mais, mis à part quelques problèmes de circulation sur des routes étroites demandant au chauffeur une bonne connaissance de son véhicule, nous arrivons au domaine où nous attend notre collègue adhérent Guy Mikailoff.

Le déjeuner devait se tenir à l’extérieur, pourtant c’est la grande salle du domaine qui est dressée et les nombreuses tables attendent pour le repas. Heureusement car dehors, le temps est de plus en plus sombre et, sans prévenir, un violent orage éclate. Des fuites d’eau apparaissent au plafond de notre salle, ce qui provoque une désorganisation chez nos serveurs. Une partie des tables est enlevée pour faire place aux seaux et à la danse du balai et de la serpillière. On vide, on remplit, on essore, on se serait cru dans le film de Walt Disney « L’apprenti sorcier » avec Mickey ! Un moment, j’ai cru que nous faisions un exercice sécurité « alarme voie d’eau ». Les coupures d’électricité s’en donnent à cœur joie et tout cela en musique car le groupe traditionnel tahitien donne le rythme.

L’accès aux sanitaires est interdit car l’eau a été coupée mais les palmes auraient été nécessaires pour y aller. Dans ce désordre, notre groupe reste solidaire mais une pointe de déception se fait sentir. L’apéritif est annoncé avec retard et une grande cohue se crée lorsque la horde des clients du cabaret accède aux tables garnies de saucisses, merguez, sardines grillées qui disparaissent rapidement au

point que certains rentrent bredouilles. Entre temps, la table « Jeanne d’Arc » s’est reconstituée et le repas en commun peut enfin commencer.

L’animation folklorique puis la danse ont détendu l’atmosphère et certains d’entre nous ont retrouvé leurs jambes de vingt ans !

Aux alentours de 17 heures, c’est le chemin du retour dans un calme plat qui montre une certaine fatigue.

Le soir, quelques irréductibles, les plus solides d’entre nous, plongent à nouveau en ville pour assister au feu d’artifice donné sur le port.

Lundi 30 septembre 2013

Les premiers départs commencent alors que d’autres participants ont décidé de prolonger leur séjour d’une journée.

Les grands voiliers quittent Toulon pour la ville de La Spezia en Italie. Un petit groupe composé d’Yves et Liliane Lanéry, Nicole Capoulade, Pierrette Ruthon, votre serviteur et son épouse partent pour le Mourillon à l’est de Toulon afin de voir ces voiliers s’éloigner. Chaleur aidant, nous restons tranquillement sur place sur un chemin de bord de mer. Vers 9h30, les premières voiles apparaissent. Le premier voilier à quitter la rade est le Bélem suivi par l’Amerigo Vespucci, le Kruzenshtern, le Mir, et bien d’autres dont la Recouvrance. Au milieu de ces voilures, se trouve au mouillage la frégate Guépratte, au loin on distingue la silhouette du BPC Dixmude.

Parmi les touristes et Toulonnais regardant le spectacle, je retrouve un ancien bosco schouff ayant été comme moi sur l’atoll de Mururoa à la même époque (1970 – 1971). C’est pour nous une incroyable retrouvaille qui nous permet d’échanger des souvenirs.

Lionel et son vieux copain de Mururoa

Vers 11h30, le ballet des mâts et des voiles est terminé et nous finissons cette matinée par une promenade au Mourillon où nous prendrons notre déjeuner.

Mardi 1er octobre 2013

Nous plions bagages pour regagner nos résidences respectives après avoir passé un excellent week-end.

Je pense, et je le souhaite, que nos amis participants ont apprécié ce changement d’air. Un grand merci à vous tous pour votre participation

A plus tard pour d’autres aventures… si le cœur vous en dit.