2003/ 2004 : Quarantième campagne 2003/ 2004 :
Le 24 juillet 2003, le CV Jérôme Régnier passe le commandement de la Jeanne au CV Marc de Briançon.
Pour cette 40 ème campagne, le trajet se limitera à l’Océan Atlantique et, durant un certain temps, autour des Antilles Françaises afin de pouvoir se dérouter rapidement si besoin. En effet la campagne précédente a vécu des problèmes sur l’appareil productif. Les gros travaux d’entretien entrepris durant l’inter campagne vont conduire à une campagne plus limitée.

C’est le 02 décembre 2003 que la Jeanne quitte Brest pour une campagne écourtée d’une durée de 159 jours pour 15 escales : Santa Cruz de Tenerife, Dakar, Luanda, Le Cap, Tristan de Cunha, Rio de Janeiro, Les Saintes, Pointe-à-Pitre, Carthagène, Vera Cruz, Baltimore, Halifax, Saint-Pierre, Reykjavík, Saint Petersbourg, et retour à Brest le 19 mai 2004. La Jeanne, toujours escortée par le Georges Leygues, emporte 2 Alouette III et 2 Gazelle de l’aviation légère de l’armée de terre.
A signaler :
C’est le 02 décembre 2003 que la Jeanne quitte Brest pour une campagne écourtée d’une durée de 159 jours pour 15 escales : Santa Cruz de Tenerife, Dakar, Luanda, Le Cap, Tristan de Cunha, Rio de Janeiro, Les Saintes, Pointe-à-Pitre, Carthagène, Vera Cruz, Baltimore, Halifax, Saint-Pierre, Reykjavík, Saint Petersbourg, et retour à Brest le 19 mai 2004. La Jeanne, toujours escortée par le Georges Leygues, emporte 2 Alouette III et 2 Gazelle de l’aviation légère de l’armée de terre.
- Pour cette campagne, les marins s’imaginaient faire un tour du monde et rêvaient déjà à Acapulco, à Honolulu, à la Chine ou au Japon mais devront se contenter de l’Atlantique car le tour du monde présentait trop de risques .
- Lors de l’arrivée à Fort-de-France, une usure excessive des coussinets des chaînes des lignes d’arbres est à nouveau constatée.
- La poisse s’en mêle car, durant une manœuvre dans le port, les câbles d’un remorqueur cèdent et la Jeanne heurte violemment un quai. Conséquence, une tôle à découper et à changer.

– Quand le GEAOM passe au large de l’île esseulée de Tristan Da Cunha, quelques marins seront mis à terre par hélicoptère. Les places étant très comptées, trois marins accompagneront le commandant. Afin d’éviter toutes les jalousies possibles, les marins choisis seront ceux dont c’est la date anniversaire.

- L’escale colombienne est marquée par un évènement qui fera parler jusque sur les ondes des «Grosses Têtes» de RTL : En effet, un défilé de mode est organisé par l’Oréal sur le pont d’envol de la Jeanne d’Arc le soir du cocktail.
-Des troubles à Port-au-Prince imposent une intervention française en Haïti, dans le cadre de l’opération Carbet.
-Après un arrêt de deux jours à Saint-Pierre-et-Miquelon, le temps le permettant, la Jeanne prend la direction du grand nord pour aller au-delà de Reykjavík afin de passer pour la première et dernière fois le cercle polaire arctique.
Quarante-et-unième campagne 2004/ 2005 :
Alternant les lieux de formation, le groupe école se tourne, pour cette 41ème campagne, vers l’océan Indien. Le Georges Leygues, toujours conserve de la Jeanne, a passé une période d’entretien longue de six mois qui se termine juste à temps pour le départ, sans avoir eu le temps de faire des essais à la mer. Le stage d’entraînement de l’équipage sera donc réalisé durant la traversée Brest/Tunis. Le départ de Brest se fait le 8 décembre 2004 pour une campagne longue de 156 jours et 13 escales : Tunis, Djibouti, Meulaboh, Port Kelang, Singapour, La Réunion, Mayotte, Antsiranana, Djibouti,Aqaba, Le Pirée, Toulon, Casablanca et le retour à Brest le 13 mai 2005. L’embarquement des hélicoptères reste le même que pour la campagne précédente.

A signaler :
Pour des raisons diplomatiques et de sécurité, les escales à Beyrouth et Lattaquié, initialement envisagées, sont remplacées par Le Pirée pour la Jeanne et Kusadasi pour le Georges Leygues.
Le 26 décembre 2004, le groupe école transite par le canal de Suez et ressent quelques vagues, ce qui est loin d’être habituel. Ces vagues sont la conséquence d’un terrible tsunami qui vient de ravager les côtes de l’océan Indien et notamment celles de l’Indonésie.
L’escale de Djibouti se transforme en un embarquement ininterrompu de matériel de soutien afin de venir en aide aux sinistrés. Le 14 janvier le groupe école atteint la pointe nord de l’Indonésie, une des zones les plus touchées. Au cours du transit, l’état major interarmées stationné en océan Indien embarque à bord de la Jeanne pour coordonner l’action militaire.

Le chiffre de 100 000 morts est avancé. Le jour même de l’arrivée, les hélicoptères ravitaillent les villages isolés. Trois jours plus tard débute la vaccination de milliers d’enfants contre la rougeole. Les moyens médicaux mis en place sont impressionnants : un lot catastrophe, un poste de secours principal, 30 tentes, 200 lits picots, 8000 rations alimentaires, 80 000 litres d’eau en bouteille, accompagnés de 18 médecins et 21 militaires de la fonction santé.
L’opération prend le nom de Beryx et est placé sous le commandement du vice- amiral Rollin. Outre le personnel de santé, chaque jour une trentaine de marins se rend à terre pour déblayer, nettoyer, repeindre l’école. Un travail ardu dans des conditions climatiques extrêmes, sans oublier une vision d’apocalypse avec cadavres et odeurs insoutenables. La Jeanne passera 38 jours consécutifs dans ce lieu, établissant ainsi son nouveau record avant de laisser la place aux seuls humanitaires.
