Compte rendu du rassemblement à Brest du 31 mai au 3 juin 2019

Par Jean-Jacques Dujardin
La ville de Bordeaux n’ayant pas reçu l’approbation d’un nombre suffisant de participants, ce fut la ville de Brest, ancien port d’attache de notre chère Jeanne d’Arc, qui fut retenue pour ce rassemblement 2019.
La réunion des participants s’est faite au cercle de la marine le vendredi 31 juin à partir de 16h00.
Après des retrouvailles, toujours chaleureuses, ce fut un rapide tour en ville pour partager ce qu’il est convenu d’appeler le «pot de l’amitié». Le bon soleil qui régnait avait rempli les terrasses et il fut délicat de trouver des places pour plus de 20 personnes. Mais, grâce à l’efficacité des serveuses, nous pûmes rassembler tables et chaises afin de nous réunir dans une ambiance qu’on peut dire festive. Il faut dire qu’il y avait un anniversaire à fêter, celui de Jean-Marc Pelloux. Pendant ce temps, le président Lionel faisait le nécessaire pour nous trouver un endroit pour le dîner. Ce fut la brasserie Le BHV qui accepta de nous recevoir malgré un personnel de service non prévu pour accueillir autant de monde ce vendredi soir. Ce repas très animé mit fin à cette journée de retrouvailles.

Samedi 1er juin
Dès le lendemain, après une nuit de récupération dans des chambres dignes d’un bon hôtel et un solide petit-déjeuner, nous nous retrouvions à l’accueil du cercle afin de nous rendre à pied au musée de la marine de Brest.
Le château fort qui accueille ce musée est un monument historique classé depuis 1923. Son histoire commence dans l’antiquité romaine du III ème siècle, passe par la citadelle de Vauban avant d’arriver jusqu’à aujourd’hui. Ce château a traversé dix-sept siècles d’histoire et il a conservé sa vocation originelle de forteresse militaire, ce qui est rare.

Le musée de la marine situé dans le cadre du château abrite un patrimoine témoignant de l’histoire de l’arsenal de Brest et de la marine française. La visite associe intérieurs et extérieurs et présente des modèles de navires, instruments de navigation, peintures, sculptures, figures de proue et de poupe, bustes et figurines légendaires liées au monde maritime, évolution de la construction navale… Malgré ses presque 500 marches à monter et descendre, ce musée a particulièrement intéressé les participants.
Après un retour à pied au cercle pour profiter d’un déjeuner des plus agréables, ce fut le départ en car vers la porte Cafarelli si bien connue des marins présents. Le but de ce déplacement dans la base navale était la visite de deux bâtiments, la frégate La Motte-Picquet et la toute nouvelle frégate Bretagne. Afin de bien profiter de ces deux visites, les participants se sont divisés en deux groupes, en alternance sur les deux navires.

La Motte-Picquet. Cette frégate en fin de vie (radiation estimée en 2020) est une frégate anti sous-marine de classe F70. Lancée en 1985 sous le matricule D645, elle assura et assure encore les missions de traque des sous-marins. Les frégates de ce type interviennent seules ou au sein d’une force nationale et multinationale. La mission principale est la protection de la force océanique stratégique (FOST) et des groupes aéronaval et amphibie contre la menace que représentent les sous-marins. Elles disposent de 2 sonars remorqués et d’un hélicoptère Lynx qui augmentent leur capacité de détection et de lutte. D’une longueur de 139 mètres pour une vitesse maxi de 30 Nd, elles sont composées d’un équipage d’environ 240 hommes.

La visite de cette frégate fut très intéressante car aimablement commentée par le personnel de bord.
La FREMM Bretagne est une toute nouvelle frégate européenne Multi-Missions. C’est ce qui est appelé une classe de frégates furtives. Elle fut mise en service en février 2019 avec l’immatriculation D655. D’une longueur de 142 mètres pour un déplacement de 6000 t et une vitesse de 27 Nd, la Bretagne est conçue pour tous les domaines de combats, de la chasse aux sous-marins à la lutte antinavire, en passant par la défense aérienne et les frappes à grande distance contre des cibles terrestres. Cette frégate est équipée de puissants senseurs dont un radar multifonction, deux brouilleurs, un sonar de coque et un sonar remorqué. Très moderne dans ses équipements, ce navire ne comporte que 108 membres d’équipage. Là encore la visite fut rendue très intéressante par la grande motivation et le plaisir du personnel à faire visiter son navire à des anciens marins.

Nostalgie aidant, les visiteurs retrouvèrent plus volontiers l’atmosphère de leurs souvenirs sur la frégate La Motte-Picquet.

Ce fut ensuite un retour vers le cercle avant un nouveau départ pour déguster un rafraîchissement à la même terrasse que la veille.
Nous nous retrouvions tous vers 20h00 à la brasserie BHV où le service fut en deçà de ce que nous attendions. Cela n’empêcha pas une chaleureuse ambiance, bien qu’assez bruyante dans une salle en sous-sol mais qui nous avait été réservée.
Dimanche 2 juin
Le matin était consacré à l’assemblée générale, développée par Lionel Fromage en page 5 de cette Jeannelettre.
A midi, nous nous retrouvions au cercle pour un copieux déjeuner. L‘apéritif, offert par le président, fut particulièrement apprécié

Vers 14h15 départ en car pour Plougonvelin, petit bourg situé à 3 km à l’Est de la pointe Saint-Mathieu afin d’y visiter le musée de la guerre 1939/1945, situé sur 5 étages dans un ancien blockhaus allemand. Ce sont deux frères, Aurélien et Clément Coquil, passionnés par cette période historique, qui ont créé leur «musée-mémoire» dans ce lieu insolite.

L’originalité de ce musée est qu’il se concentre sur des témoignages et des anecdotes illustrés par des centaines d’objets. Au fil des salles thématiques, on peut ainsi revivre l’histoire de la guerre en Bretagne racontée par ceux qui l’ont vécu, civils et militaires, Allemands et Français. Le seul regret est lié à ce petit crachin qui s’est mis à tomber, ce qui nous a privés d’une belle vue sur l’entrée du goulet de Brest et la presqu’île de Crozon.
Ce fut ensuite un retour sur Brest afin d’aller visiter les anciens ateliers des Capucins. Construits au 17ème siècle par l’inévitable Vauban, les ateliers des Capucins sont des bâtiments de l’arsenal rétrocédés à la ville de Brest en 2009. Ils sont reconvertis en centre culturel et commercial au sein du quartier des Capucins et desservis par le premier téléphérique urbain de France (en révision le jour de notre venue). Pour nous tous, l’intérêt était grand : dans ces anciens ateliers a été placé, entre pointes sur le tour Sonua qui l’usina, l’arbre d’hélice de la Jeanne d’Arc, long de 22 mètres. Devant ce «bel objet» sans lequel nous n’aurions pas navigué, les appareils de photos ont crépité.

Fort heureusement, le retour au cercle se fit en car puisque le crachin brestois nous rappelait toujours à son bon souvenir.
Pour clore ce rassemblement, nous nous retrouvions tous dans un restaurant au bas de la rue de Siam que la majorité des participants a rejoint en tramway.

Le lendemain, après un reconstituant petit-déjeuner, le groupe d’environ 30 personnes se séparait en souhaitant fortement se reconstituer l’année prochaine en un lieu pas encore décidé.
Ces rassemblements, très attendus par beaucoup, montrent la nécessité de se retrouver une fois par an afin de partager encore et encore cette ambiance si chère à la marine. Merci aux organisateurs : Lionel Fromage, Jean-Luc François et Pascal Garet, président de l’association brestoise.
